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Les seniors au volant

Les seniors au volant


  • Publié le lundi 14 janvier 2008

La plupart des septuagénaires sont en pleine forme et aptes à conduire. Mais cette situation est fragile.

Sommaire de l'article : page 1 / 2

  • Tester la vue et l’ouïe
Si nous sommes de plus en plus nombreux à saluer la mobilité de ces septuagénaires, nous sommes démunis dès qu’il s’agit de les alerter sur les risques qu’ils prennent et les dangers qu’ils font courir à autrui.

"Interdire à mon père de prendre le volant, ce serait le tuer, déplore Philippe. Il aurait le sentiment d’entrer dans le quatrième âge. Sans compter que, comme il vit à la campagne, la vie quotidienne s’en trouverait compliquée."

Comment leur faire comprendre que leurs capacités diminuent avec les années ? D’autant plus qu’en France aucun contrôle médical n’est obligatoire, à l’inverse de ce qui se passe dans d’autres pays où le médecin est associé au renouvellement du permis à partir de 70 ans.

Tester la vue et l’ouïe

Statistiques à l’appui, les conducteurs seniors ont beau jeu de rétorquer qu’ils ne provoquent pas plus d’accidents que la moyenne. Mais une "zone à risque" s’amorce, toujours selon les études, à partir de 75 ans. Leurs points faibles sont les altérations de la vue, qui fournit sur la route 90 % des informations nécessaires à la conduite, et de l’ouïe.

Les accidents les plus fréquents dans cette tranche d’âge se produisent dans les "tourne-à-gauche". On constate aussi bon nombre de refus de priorité aux carrefours, et de collisions par l’arrière (freinage tardif).

On peut conseiller aux seniors d’adapter leur comportement (vitesse réduite, choix des heures tranquilles) pour compenser ces baisses de performances. Et d’éviter la conduite de nuit, par mauvais temps, lors des grands départs, et dans des secteurs complexes.

Les soucis de santé ayant tendance à s’accumuler avec l’âge, il faudrait aussi qu’ils évitent de prendre le volant quand ils souffrent d’affections, certains médicaments étant incompatibles avec la conduite (attention au logo apposé sur les boîtes).

Si nous sommes de plus en plus nombreux à saluer la mobilité de ces septuagénaires, nous sommes démunis dès qu’il s’agit de les alerter sur les risques qu’ils prennent et les dangers qu’ils font courir à autrui.

"Interdire à mon père de prendre le volant, ce serait le tuer, déplore Philippe. Il aurait le sentiment d’entrer dans le quatrième âge. Sans compter que, comme il vit à la campagne, la vie quotidienne s’en trouverait compliquée."

Comment leur faire comprendre que leurs capacités diminuent avec les années ? D’autant plus qu’en France aucun contrôle médical n’est obligatoire, à l’inverse de ce qui se passe dans d’autres pays où le médecin est associé au renouvellement du permis à partir de 70 ans.

Tester la vue et l’ouïe

Statistiques à l’appui, les conducteurs seniors ont beau jeu de rétorquer qu’ils ne provoquent pas plus d’accidents que la moyenne. Mais une "zone à risque" s’amorce, toujours selon les études, à partir de 75 ans. Leurs points faibles sont les altérations de la vue, qui fournit sur la route 90 % des informations nécessaires à la conduite, et de l’ouïe.

Les accidents les plus fréquents dans cette tranche d’âge se produisent dans les "tourne-à-gauche". On constate aussi bon nombre de refus de priorité aux carrefours, et de collisions par l’arrière (freinage tardif).

On peut conseiller aux seniors d’adapter leur comportement (vitesse réduite, choix des heures tranquilles) pour compenser ces baisses de performances. Et d’éviter la conduite de nuit, par mauvais temps, lors des grands départs, et dans des secteurs complexes.

Les soucis de santé ayant tendance à s’accumuler avec l’âge, il faudrait aussi qu’ils évitent de prendre le volant quand ils souffrent d’affections, certains médicaments étant incompatibles avec la conduite (attention au logo apposé sur les boîtes).

Des stages de remise à niveau

Les stages réservés aux seniors connaissent un succès croissant. Depuis 2001, 82 comités départementaux de la Prévention routière organisent des stages de réactualisation des connaissances pour des groupes de dix à douze conducteurs, hommes et femmes, seniors volontaires, en partenariat avec les clubs du troisième âge, les associations et les collectivités locales.

Ils permettent une remise à niveau - la réglementation est en évolution continue - et sont l’occasion d’identifier les problèmes rencontrés. Certains proposent des tests sur route avec un moniteur qui peut apporter des conseils en toute neutralité. En 2006, plus de 20 000 personnes de plus de 60 ans ont suivi gratuitement ces stages.

Pour prendre contact avec le comité de la Prévention routière de son département et se procurer la brochure "Les seniors au volant" : www.preventionroutiere.asso.fr.

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Vos reactions a l'article (2)

  • jeudi 14 août 2008 / easyrider33

    Vaste débat que celui de l'âge au volant, quant on voit les dégats produits par l'alcool et la drogue au volant...Cela dit , un visite médicale sérieuse (je passe celle pour le permis C tous les 5ans, elle ne m'est pas remboursée et je là trouve peu sérieuse!)serait très utile pour limiter les accidents dus aux séniors.
  • mardi 15 juillet 2008 / chrisjan

    à cet âge-là important de se rendre dans un comité départemental de la prévention routière afin de faire le point sur ses capacités à la conduite automobile.
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