Bon appétit (bis)
Rédigé par : Joël Chaboureau le 20 mai 2008Il se passe décidément tous les jours quelque chose au pays de la “bonne bouffe”. Deux études, l’une réalisée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’autre présentée par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) viennent de mettre en évidence l’omniprésence des pesticides dans notre alimentation.
La première étude a porté sur 3 500 échantillons de fruits et légumes prélevés en 2006 par la DGCCRF. Motif de satisfaction : 55,6 % ne contenaient pas de résidus de pesticides, et 38,4 % n’en comportaient pas suffisamment pour se situer au-dessus de la LMR (limite maximale de résidus). Sujet de préoccupation : 6,3 % des échantillons dépassent cette limite et sont donc non conformes. Où les trouve-t-on ? “Essentiellement dans les poivrons, les piments, les lentilles et les aubergines”, nous apprend l’étude qui souligne que les meilleurs élèves de la classe sont les salades, les pommes de terre, les endives, les carottes et les tomates qui “ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne”. Chez les fruits, “les dépassements concernent essentiellement les fraises, les mandarines et les poires”.
Vous voilà soulagé. Pas trop vite ! L’étude de l’Inéris a évalué l’exposition aux pesticides de 130 petits Franciliens. Au moins un produit de ce type se trouvait dans 94 % des logements et 70 % des enfants présentaient au moins un des résidus de produits organophosphorés dans leur urine. In pipi veritas ?


