Au nom de la loi
Rédigé par : Yves George le 16 février 2010Théoriquement les loi sont dénommées par un numéro une date et un objet. C’est un peu administratif et difficile à retenir. Alors on a donné des noms plus intelligibles aux textes. À un époque, les lois étaient facilement nommées par leur sujet ou le but qu’elles recherchaient. On connait également des lois baptisés du nom de leur auteur ou plus exactement de leur initiateur: loi Carrez, loi Scellier…. Aujourd’hui on les affuble volontiers d’acronymes plus ou moins affreux. La loi Hadopi n’est pas la moins joliment nommée. Avec ses consonances de tribu amérindienne. Pensez à la loi SRU ou Tepa qui peinent à masquer leurs initiales.
Y a-t-il un système meilleur que les autres ? Personnellement, j’aime bien que les lois aient des petits noms. Attribuer un surnom à quelqu’un, même moqueur, c’est une preuve d’affection, d’intérêt tout au moins. Pour aimer nos lois nous avons besoin de les appeler autrement que par un numéro de matricule. Et tant pis si cela ne nous renseigne pas sur leur caractère. Protecteur ou coercitif.


