Nos très chères amies les bêtes
Rédigé par : Yves George le 30 juillet 2008La pollution à Pékin inquiète les athlètes occidentaux. Elle n’est sans doute pas pire que celle d’Athènes ou, en remontant un peu plus haut, celle de Mexico. Mais la sensibilité à la qualité environnementale augmentant…
Les autorités chinoises ont consenti des efforts importants, fermant temporairement des usines, réduisant la circulation automobile, rien ne semble y faire… Nos chers athlètes sauteront, courront et lanceront dans un air richement pourvu en dioxyde de carbone.
En revanche, si j’en crois le reportage que j’ai vu hier soir sur la 2, nous n’infligerons pas ce triste sort à nos amis les chevaux. Eux courront et sauteront à Hong Kong. Qui serait moins pollué et qui aurait été choisi, pour cette raison, comme cadre des épreuves hippiques (si j’ai bien compris).
Tant mieux pour eux. Sans doute aurait-il été trop injuste de les soumettre aux conséquences des excès des moteurs à explosion alors qu’ils n’ont aucune responsabilité, au contraire, dans leur usage immodéré.
À y réfléchir, je me demande si il n’aurait pas été préférable de réintroduire le cheval à Pékin (et ailleurs) mais durablement, pas seulement pendant les jeux.


