Les aéroports de Roissy et d’Orly adoptent la reconnaissance faciale

Les aéroports de Roissy et d’Orly adoptent la reconnaissance faciale
Les aéroports de Roissy et d’Orly adoptent la reconnaissance faciale - © anouchka

Les voyageurs européens majeurs équipés d’un passeport biométrique peuvent désormais passer le contrôle aux frontières des aéroports parisiens par de nouveaux sas équipés de la reconnaissance faciale.

C’est une première en France. Depuis le 22 juin, des sas de contrôles équipés d’un système de reconnaissance faciale sont entrés en fonction dans les aéroports de Paris, a rapporté Le Parisien. Quinze sont en service à Orly et une vingtaine à Roissy-Charles-de-Gaulle.

« L’objectif est que la reconnaissance faciale soit activée sur les 63 sas Parafe (Passage automatisé rapide aux frontières extérieures) de Roissy d’ici à l’automne », a indiqué en conférence de presse Edward Arkwright, directeur général du groupe Aéroports de Paris (ADP).

Comment fonctionnent les sas à reconnaissance faciale ?

Une fois devant le sas, le passager positionne son passeport biométrique sur le lecteur, celui-ci est détecté et une première porte s’ouvre. Il entre, fixe la caméra positionnée devant lui afin que son visage soit identifié après comparaison avec la photo du passeport biométrique. Les algorithmes du système enregistrent la forme et la position des yeux, du nez, des pommettes pour trouver des points de correspondance. Si tout est OK, une flèche verte s’affiche, la deuxième porte s’ouvre et le voyageur peut entrer en zone d’embarquement. D’après ADP, la reconnaissance faciale est un vrai gain de temps : en dix secondes, le contrôle est effectué contre 30 avec la reconnaissance digitale.

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Qui peut être contrôlé par reconnaissance faciale ?

Selon ADP, 45 % des passagers sont éligibles, contre 10 % seulement pour la reconnaissance digitale. Pour pouvoir passer ces sas, il faut être majeur, avoir un passeport biométrique et être ressortissant d’un des 28 pays de l’Union européenne, de la Suisse, de l’Islande, de la Norvège ou du Liechtenstein.

Encore quelques défauts à corriger

Les nouveaux sas présentent encore trois défauts. Le système peut scanner par erreur un visage dessiné sur un t-shirt à la place de celui du voyageur. Autres problèmes à régler : la porte peut être forcée et la lumière, si elle est trop forte, empêche la reconnaissance faciale.

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