Pollution : le plan du gouvernement pour une mobilité propre

Pollution : le plan du gouvernement pour une mobilité propre
Le gouvernement veut plus de places de stationnement réservées au covoiturage. - © ricochet64

Multiplication des bornes de recharge pour les véhicules électriques, incitation à la pratique du covoiturage et du vélo, durcissement du malus auto… Ce qu’il faut retenir des mesures du gouvernement pour la mobilité propre et la qualité de l’air.

La pollution atmosphérique fait près de 48 000 victimes tous les ans en France. Pour améliorer la qualité de l’air, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, et Elisabeth Borne, la ministre chargée des Transports, ont présenté vendredi les engagements de l’Etat en faveur de la mobilité propre. Ils figureront dans la future loi d’orientation sur les mobilités.

Développer la pratique du vélo et du covoiturage

Aujourd’hui, 80 % des déplacements sont réalisés avec des véhicules individuels, qui souvent, ne transportent qu’une seule personne. Pour réduire l’impact des transports, le gouvernement veut favoriser les modes de déplacements plus propres.

> Un plan vélo sera présenté à la rentrée. L’objectif est de faire passer la part du vélo dans les déplacements des Français de 2,7 % à 9 % en 2024.

> Des voies réservées au covoiturage. L’Etat compte sur les collectivités pour expérimenter ce dispositif à compter de 2019 à l’image de ce qui est testé dans les Hauts-de-Seine sur l’A86. « Ces voies pourraient être partagées avec les transports en commun, ou encore avec les véhicules à très faibles émissions », explique le ministère dans son dossier de presse.

> Des places de stationnement réservées au covoiturage ou à l’auto-partage.

> Une plateforme numérique de preuves de covoiturage sera créée. Elle permettra aux utilisateurs de bénéficier d’avantages comme des subventions publiques.

> Le remboursement des frais de déplacement domicile-travail sera étendu au covoiturage.

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Inciter à l’achat de véhicules électriques

Aujourd’hui, les voitures électriques représentent moins de 2 % des véhicules vendus en France. L’Etat veut multiplier par cinq les ventes d’ici cinq ans.

> Durcissement du malus automobile. Pour favoriser l’achat de véhicules moins polluants et soutenir les ventes de voitures électriques, le dispositif de bonus-malus automobile sera maintenu. Mais si le bonus écologique ne bougera pas en 2019, le malus verra, lui, son seuil de déclenchement descendre de 3g de CO2 émis par km chaque année jusqu’en 2021. L’année prochaine, il s’appliquera dès 117 g de CO2 par km, contre 120 g aujourd’hui.

> Développement des bornes de recharge. Le plan prévoit de multiplier par cinq le nombre de bornes de recharges d’ici à 2022. La recharge gratuite mise à disposition par les entreprises à leurs salariés sur leur site ne sera plus considérée comme un avantage en nature et sera donc défiscalisée.

Instaurer des zones à faibles émissions (ZFE)

Aujourd’hui, des villes comme Paris ou Grenoble ont mis en place des zones à circulation restreinte reposant sur le système des vignettes Crit’Air. L’objectif est de limiter la circulation des véhicules les plus polluants. Le gouvernement veut inciter les agglomérations de plus de 100 000 habitants les plus polluées à mettre en œuvre une telle zone d’ici fin 2020. Les villes devront définir les contours géographiques de la zone, les véhicules interdits d’accès (par exemple ceux non éligibles à Crit’Air) et les plages horaires d’interdiction de circulation.

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