Egalité femmes-hommes en entreprise : le gouvernement envisage cinq critères pour la mesurer

Egalité femmes-hommes en entreprise : le gouvernement envisage cinq critères pour la mesurer
Le gouvernement veut mesurer l’égalité entre les femmes et les hommes dans les entreprises de plus de 50 salariés. - © CalypsoArt

La loi Avenir professionnel prévoit d’obliger les entreprises de plus de 50 salariés à mesurer les inégalités entre les femmes et les hommes. Temps moyen entre deux promotions, pourcentage de femmes augmentées après un congé maternité… Cinq critères sont à l’étude.

A conditions de travail identiques (secteur, poste, âge, temps plein), les femmes gagnent en moyenne 9 % de moins que leurs collègues masculins. Pour réduire les écarts de salaire inexpliqués, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait annoncé en mars dernier l’installation d’un logiciel capable de traquer les différences de rémunération dans les entreprises de plus de 50 salariés. Une fois identifiées, elles auraient trois ans (d’ici 2022 a priori) pour les réduire, sous peine de sanctions financières.

Mais depuis, le gouvernement a décidé d’aller plus loin et de mesurer les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes mais aussi les différences portant sur la progression de carrière (promotions, augmentations). La ministre du Travail a confié au mois de mai à Sylvie Leyre, DRH de Schneider Electric, la mission d’établir la liste des indicateurs qui seront ensuite définis par décret d’application de la loi Avenir professionnel, adoptée définitivement le 1er août par l’Assemblée nationale.

Cinq critères pour mesurer l’égalité femmes-hommes

Selon les informations du quotidien Les Echos, la DRH en aurait proposé cinq :

  • l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes ;
  • le pourcentage de femmes augmentées après un congé maternité ;
  • l’écart entre la part des femmes et celle des hommes augmentés ;
  • l’écart entre le temps moyen s’écoulant entre deux promotions pour les femmes et les hommes ;
  • le nombre de femmes parmi les 10 salariés les mieux payés de l’entreprise.

« Le premier critère serait sur 8 points et les quatre autres sur 3 points chacun, une entreprise étant réputée avoir rempli son obligation à partir de 15 points », précise le quotidien. Ainsi, en dessous de 15 points, elle pourrait être sanctionnée.

La DRH devrait remettre son rapport à la rentrée. Une phase de test dans plusieurs entreprises doit s’achever « fin septembre ».

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