Dossier :
Congés : à quoi avez-vous droit ?
Sommaire du dossier :
- Les congés légaux pour évènements familiaux
- Les avantages du congé parental
- Le congé parental, mode d'emploi
- Congé de paternité : sur quelles indemnités compter ?
- Des congés pour la vie de famille
- Le congé de paternité, mode d'emploi
- Qu'est-ce que le congé de solidarité familiale ?
- Cesser de travailler pour soutenir un proche
- Profitez au maximum de vos congés payés
- Peut-on travailler pendant ses congés ?
- Ponts : les règles du jeu
- Peut-on bousculer les dates de congé ?
- Prévoir une année sabbatique
- Comment décrocher un congé individuel de formation ?
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Peut-on travailler pendant ses congés ?
- Actualisé le lundi 20 octobre 2008
Profiter de votre absence de l'entreprise pour arrondir vos fins de mois ? Tentant, mais généralement interdit, sauf exceptions.
Sommaire de l'article : page 1 / 10
Pendant les congés annuels
Pas question de profiter de votre période de congés annuels pour mettre du beurre dans les épinards. Si vous passiez outre à cette interdiction absolue de travailler pendant vos congés, votre employeur pourrait vous licencier pour faute grave, c'est-à-dire sans préavis, ni indemnité de licenciement. De plus, vous pourriez être condamné par le juge d'instance à verser des dommages-intérêts aux Assedic, au moins égaux à votre indemnité de congés payés.
En effet, en effectuant des travaux rétribués pendant vos congés payés, vous laisseriez l'Assedic verser des allocations à des chômeurs à qui le travail aurait pu être confié. Et l'employeur qui vous ferait ainsi travailler en toute connaissance de cause pourrait, lui aussi, avoir à verser des dommages-intérêts aux Assedic.
Pendant les congés annuels
Pas question de profiter de votre période de congés annuels pour mettre du beurre dans les épinards. Si vous passiez outre à cette interdiction absolue de travailler pendant vos congés, votre employeur pourrait vous licencier pour faute grave, c'est-à-dire sans préavis, ni indemnité de licenciement. De plus, vous pourriez être condamné par le juge d'instance à verser des dommages-intérêts aux Assedic, au moins égaux à votre indemnité de congés payés.
En effet, en effectuant des travaux rétribués pendant vos congés payés, vous laisseriez l'Assedic verser des allocations à des chômeurs à qui le travail aurait pu être confié. Et l'employeur qui vous ferait ainsi travailler en toute connaissance de cause pourrait, lui aussi, avoir à verser des dommages-intérêts aux Assedic.
Pendant les congés exceptionnels
La finalité même de certains autres congés dont vous pouvez bénéficier vous interdit de travailler pour un autre employeur. Il s'agit en particulier des congés maternité ou paternité, qui supposent que vous êtes mobilisé pour soigner le nouveau-né. Le cas est identique quand vous vous absentez pour faire face à un événement familial, pour un enfant malade. Quant aux congés de formation économique, sociale et syndicale, de solidarité internationale, pour fonctions électives ou représentatives, leur vocation même rend impossible une autre rémunération.
Des 'RTT' bien employées
Depuis l'instauration des 35 heures comme durée légale hebdomadaire, l'horaire normal des entreprises est largement inférieur au maximum autorisé de 48 heures (art. L. 3121-35, du Code du travail).
Vous avez donc le droit de travailler pour un autre employeur, si vous ne dépassez pas cette limite absolue de 48 heures de travail par semaine ou une moyenne de 44 heures hebdomadaires sur une période de 12 semaines consécutives. Mais ce cumul n'est autorisé que si votre contrat ne contient pas une clause d'exclusivité, et vous devrez respecter l'obligation générale de loyauté à l'égard de votre employeur principal, en ne vous livrant pas à une activité concurrente.
Attention à la durée maximale
Si vous dépassez la durée maximale hebdomadaire, vous vous exposez (art. R. 8262-1 du Code du travail) à une amende de 1 500 € maximum. De plus, si cette durée excessive est de nature à nuire à la bonne exécution de votre travail principal, vous pouvez être licencié par votre employeur principal (Cass. soc. 7.7.1971 ; 6.12.1979). L'interdiction de dépasser la durée maximale ne concerne pas les activités bénévoles, les travaux ménagers légers… (art. L. 8261-3 du Code du travail).
Votre état de santé interdit toute activité
Maladie, accident du travail, pendant votre absence de l'entreprise pour l'un de ces motifs, votre contrat est suspendu, mais votre liberté n'est pas totale. Votre état de santé ou votre incapacité rend évidemment impossible toute autre activité rémunérée. Si vous passiez outre à cette interdiction, et que votre employeur en ait connaissance, vous pourriez être licencié pour faute grave, sans préavis ni indemnité (Cass. soc. 21.7.1994 ; 21.5. 1996).
De plus, votre caisse primaire pourrait vous infliger une amende de 3 750 € pour fausse déclaration et retenir les indemnités journalières qu'elle aurait dû vous verser, et ce même si vous ne vous livriez qu'à des activités personnelles de bricolage ou de jardinage (Cass. soc. 6.11.1985 ; 5.11. 1986 ; 19.10.1988). En revanche, ces activités personnelles ne constituent pas une cause réelle et sérieuse de licenciement (Cass. soc. 14.2. 1980 ; 14.5.1998).
Congé parental d'éducation, une seule exception
Ce congé ouvert au père et à la mère (naturels ou adoptants) vous permet de suspendre votre activité totalement ou partiellement pendant trois années. Vous ne pourrez exercer que des activités rémunérées d'assistance maternelle (art. L. 1225-53 du Code du travail) sur cette durée.
Congé de solidarité familiale
Si un descendant, un ascendant ou une personne qui partage votre domicile fait l'objet de soins palliatifs, vous pouvez, pendant une période de trois mois renouvelable une fois, bénéficier d'un congé non rémunéré ou travailler à temps partiel (art. L. 3142-16 et 17 du Code du travail). Pas question d'utiliser le temps dégagé pour exercer une autre activité professionnelle (art. L. 3142-18).
Congé sabbatique et sans solde
Pendant ces congés pour convenances personnelles, vous pouvez exercer une activité professionnelle chez un autre employeur, à condition que vous respectiez les obligations de loyauté, non-concurrence et discrétion envers votre employeur habituel (Cass. soc. 27.11.1991 ; 5.6.1996) et que votre contrat ne contienne pas une clause d'exclusivité.
Congé pour création d'entreprise
Comme son nom l'indique, ce congé permet au salarié d'interrompre, pendant un ou deux ans, son activité pour créer ou reprendre une entreprise artisanale, commerciale, industrielle ou agricole (art. L. 3142-78 du Code du travail). La finalité même de ce congé implique que le salarié, pendant la suspension de son contrat de travail, puisse exercer une autre activité rémunérée.
Mais là encore vous devrez respecter l'obligation générale de non-concurrence et de loyauté qui s'impose à tous les salariés. Si, par exemple, vous êtes chauffeur de taxi salarié, pas question de fonder votre propre société de taxis ! Pour éviter tout litige, vous devez indiquer précisément, dans votre demande écrite à l'employeur, le type d'activité que vous comptez reprendre ou créer. Une fausse déclaration pourrait entraîner votre licenciement.
Congé pour enseignement, recherche, innovation
Ce congé vous permet de vous absenter pendant un an de votre entreprise, pour dispenser, à temps plein ou partiel, un enseignement technologique ou professionnel (art. L. 6322-53 du Code du travail). Vous pouvez également vous livrer à des activités de recherche et d'innovation dans un établissement privé ou public. Votre activité provisoire peut être rémunérée par l'organisme qui vous emploie à titre temporaire.
Votre forum
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mardi 9 mars 2010 / Aurélie
Et les enseignants ? j'ai entendu parler d'une dérogaton qui leur permettrait d'être animateur sur des colos ou en centres de loisirs pendant l'été .... ? -
jeudi 17 décembre 2009 / Beatrix
moi je prendrai le risque...
Se faire épingler parce qu'on veut travailler...je crois rêver... travailler plus pour gagner plus...bonne idée, maintenant mon garçon bouge toi les fesses pour l'appliquer ta mesure, au lieu d'en faire une simple maxime digne des plus belles blagues de Jean Roucas.
Et du haut de mes 28 ans, je vous le dis, on est mal barrés.