Valider ses acquis, c’est plus simple !

Valider ses acquis, c’est plus simple !
Un candidat à la VAE doit justifier d’au moins une année d’expérience, de façon continue ou non, contre trois auparavant. - © sturti

Transformer son expérience en diplôme grâce à la validation des acquis de l’expérience (VAE) est facilité depuis le 1er octobre dernier. Le point sur les nouveautés.

Le nombre de candidats ayant obtenu une certification (diplôme, titre ou certificat) grâce à la validation des acquis de l’expérience (VAE) a chuté entre 2010 et 2014, passant d’environ 29 000 à 25 000 par an, selon le ministère
 du Travail. En cause : la procédure jugée trop complexe. Un décret (n° 2017-1135 du 4 juillet 2017), qui résulte de la loi sur la formation professionnelle de 2014 et de la loi travail de 2016, vise à la simplifier. Voici les mesures entrées en vigueur le 1er octobre dernier.

Une seule année d’expérience requise

C’est le principal changement. Un candidat à la VAE doit justifier d’au moins une année d’expérience, de façon continue ou non, contre trois auparavant.

Une plus large palette d’expériences professionnelles éligibles

Sont désormais acceptées les périodes en entreprise réalisées dans le cadre de la formation initiale ou continue (stage pratique, contrat en apprentissage ou de professionnalisation, contrat unique d’insertion, préparation opérationnelle à l’emploi, période de mise en situation en milieu professionnel), mais également les activités exercées par les sportifs de haut niveau, les responsables syndicaux et les élus locaux, ainsi que les actions bénévoles ou volontaires.

La fin du délai de cinq ans en cas de validation partielle

« Sur les quelque 50 000 dossiers de VAE déposés chaque année, plus d’un sur deux débouche sur une validation totale, 35 à 40 % sur une validation partielle », explique David Rivoire, président du cabinet VAE Les 2 Rives. En cas de certification partielle, le candidat n’est plus obligé d’achever sa VAE dans les cinq ans. Ce délai est supprimé.

Une meilleure prise en charge des frais administratifs

« Pour certaines VAE, notamment dans l’enseignement supérieur, les personnes qui participent à un jury VAE sont indemnisées, ce qui occasionne des frais variant de 500 à 
2 000 euros, parfois plus. Jusqu’à présent, ces frais incombaient très souvent au candidat, faute de financement. Désormais, ils peuvent être pris en charge par les organismes qui financent la formation des salariés (OPCA, Opacif, etc.) », déclare David Rivoire.

Une aide gratuite au démarrage

Pour constituer son dossier de candidature à la VAE, le candidat est dorénavant en droit de bénéficier gratuitement d’une information et d’une orientation par un conseiller. En revanche, s’il désire être épaulé tout au long du parcours de VAE, le décret ne change rien : « L’accompagnement gratuit n’est pas systématique », avertit Valérie Michelet, juriste au Centre Inffo, organisme spécialisé dans l’information sur la formation continue. Certes, il peut être financé dans le cadre du compte personnel de formation (CPF), mais
 il est payant dans d’autres cas.

Autre bémol : seuls les dossiers déjà recevables peuvent bénéficier de cet accompagnement éventuellement gratuit. « La phase qui précède le dépôt du dossier ne relève malheureusement pas de la prise en charge. Or, trouver le bon diplôme et compléter un dossier de recevabilité n’est pas une chose aisée, surtout pour les niveaux de qualification les plus bas. On estime à environ un sur deux le nombre d’abandons à ce stade », ajoute David Rivoire.