Télétravail, covoiturage : les solutions pour continuer à travailler malgré la grève à la SNCF

Télétravail, covoiturage : les solutions pour continuer à travailler malgré la grève à la SNCF
Une route entre Lille et Valenciennes, mardi matin. - © Pascal Rossignol – Reuters

Le conflit social à la SNCF a débuté lundi 2 avril à 19 heures. Il doit se poursuivre jusqu’au 28 juin, à un rythme de « deux jours sur cinq ».

Vous risquez d’avoir des difficultés à vous rendre à votre travail si vous y allez habituellement en train. La grève à la SNCF a commencé lundi 2 avril à 19 heures. Les syndicats représentatifs de cheminots contestent la réforme lancée par le gouvernement d’Edouard Philippe et appellent à la grève pendant 36 jours, à raison de « deux jours sur cinq » jusqu’au 28 juin.

Mais vous disposez de solutions pour continuer à exercer votre activité salariée.

Faire du télétravail

La fonction que vous exercez n’impose pas votre présence dans l’entreprise ? Votre employeur peut vous autoriser à « télétravailler ». Vous pouvez recourir au télétravail, qui exige l’usage des « technologies de l’information et de la communication » (TIC, article L. 1222-9 du Code du travail).

Le recours au télétravail est prévu par un accord collectif ou une charte

Le télétravail est en principe « mis en place dans le cadre d’un accord collectif ou, à défaut, dans le cadre d’une charte élaborée par l’employeur », indique l’article L. 1222-9 du Code du travail. Vous devez suivre les conditions fixées dans le document.

Le recours au télétravail ne figure pas dans un accord collectif ou une charte

Vous pouvez tout de même « télétravailler » lors des jours de grève, à condition que votre employeur l’accepte. Selon l’article L. 1222-9, l’« accord » entre les deux parties peut être formalisé « par tout moyen », comme un échange de courriels. Mais même en cas de grève des transports en commun, l’employeur n’est pas obligé d’accepter que vous télétravailliez.

Trouver un covoiturage

Certaines applications mobiles de covoiturage réduisent leurs prix pendant les grèves, comme l’explique le site de la chaîne de télévision LCI.

En région parisienne, si vous utilisez en tant que passager une plateforme qui a noué un partenariat avec Ile-de-France Mobilités, l’autorité chargée d’organiser les transports dans la zone, vous n’avez pas de frais à payer. Le conducteur est remboursé à hauteur de 10 centimes par kilomètre.

Les huit plateformes partenaires de cette opération, qui aura lieu tous les jours de grève annoncés, sont :

  • Karos,
  • Klaxit,
  • iDVROOM,
  • BlaBlaLines,
  • OuiHop,
  • Roulez Malin,
  • Citygoo,
  • Covoit’ici.

Pour en savoir, cliquez ici.

Mais gare aux embouteillages, susceptibles d’être plus importants que d’habitude aux heures de pointe, précisément en raison de la grève dans les transports.

Si vous ne pouvez recourir ni au télétravail ni au covoiturage et ne trouvez pas d’autre solution pour exercer votre activité professionnelle (autocar, par exemple), vous avez la possibilité de prendre des RTT ou des congés, payés ou sans solde.