Tutorat, prime, redécoupage territorial… Ce que va contenir la réforme de l’Education nationale

Tutorat, prime, redécoupage territorial… Ce que va contenir la réforme de l’Education nationale
Le gouvernement veut réformer la formation initiale et continue des enseignants. - © MachineHeadz

Le gouvernement veut réformer la formation initiale et continue des enseignants et organiser le passage de 26 académies métropolitaines à seulement 13.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, ont dévoilé jeudi 2 août les principaux axes de la réforme de l’Education nationale dans un entretien accordé au quotidien Ouest France. Les mesures s’inscrivent dans la réforme de la fonction publique, qui ambitionne de réaliser 30 milliards d’euros d’économies d’ici à 2022.

Réforme de la formation initiale et continue des enseignants

Premier chantier : la formation initiale des professeurs qui, « de façon générale, ne nous donne pas satisfaction », a expliqué le ministre. Pour la faire évoluer, il est envisagé de développer le tutorat des futurs enseignants afin de leur permettre d’échanger avec « des enseignants qui sont eux-mêmes au contact des élèves ». Le moment du concours dans le cursus des étudiants pourrait également évoluer.

La formation continue sera aussi renforcée. « Nous voulons qu’elle bénéficie à tous les professeurs et se passe le moins possible pendant le temps scolaire pour ne pas nuire aux élèves », a déclaré Jean-Michel Blanquer. Elle doit valoriser les enseignants « dans leur carrière et sur le plan financier ».

Le ministre a, en revanche, renoncé à créer un nouveau corps enseignant comme le préconisait le rapport Comité Action Publique 2022. Les statuts de certifiés et d’agrégés demeureront.

Une prime de 1 000 € net pour les personnels dans les REP+

A compter de la rentrée 2018, les personnels et enseignants des écoles et collèges des réseaux d’éducation prioritaires renforcés (REP+) toucheront une prime annuelle, qui sera composée d’une part fixe et d’une part variable prenant en compte les projets d’établissements et les progrès des élèves. « L’objectif est de stimuler l’attractivité des écoles et établissements et de contribuer à leur réussite », expliquait début juillet le ministère de l’Education nationale.

Elle sera progressivement déployée jusqu’en 2020. Au mois de septembre, sera versée une prime de 1 000 € net, puis ce sera 2 000 € net un an plus tard et enfin, 3 000 € net en septembre 2020.

Réorganisation territoriale

Par ailleurs, dans une logique de clarification de l’organisation territoriale, le gouvernement veut diminuer le nombre d’académies. L’objectif est de passer au 1er janvier 2020 de 26 à 13 académies correspondant aux 13 régions métropolitaines. Les « sièges de rectorat ne seront pas forcément dans la capitale régionale », précise le ministre.

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