Résidences jeunes actifs : de quoi s’agit-il ?

Résidences jeunes actifs : de quoi s’agit-il ?
Les résidences jeunes actifs doivent favoriser le développement de « leurs réseaux professionnels », selon les sénateurs qui ont présenté un amendement pour mettre en place un cadre juridique. - © javiindy

Elles doivent notamment répondre à l’insuffisance de logements. Le dispositif pour fixer un cadre à ces résidences est en débat au Sénat.

Les sénateurs vont-ils créer, dans le projet de loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), un cadre juridique aux résidences jeunes actifs ? L’Assemblée nationale avait fixé des règles dans le texte qu’elle a adopté le 12 juin, mais elles ont été supprimées en commission au Palais du Luxembourg. Deux amendements, rejetés en commission, doivent toutefois être examinés dans l’hémicycle du Sénat pour réintroduire le dispositif.

Les sénateurs qui ont présenté l’un des amendements y indiquent souhaiter mettre en place un cadre aux « résidences junior ». Ces dernières seront susceptibles d’accueillir « des étudiants, des personnes de moins de 30 ans en formation ou en stage, des personnes titulaires d’un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage, […] des jeunes actifs » ainsi que « des enseignants et des chercheurs »

Les résidences junior doivent recouvrir les résidences universitaires et les résidences jeunes actifs.

Dans le dispositif envisagé, les contrats de location des résidences jeunes actifs auront une durée maximale d’un an, avec un renouvellement possible.

L’ouverture de ces services« répondrait aux nouvelles formes d’emploi des jeunes et permettrait d’accueillir dans une structure collective des profils variés tels que les jeunes qui débutent leur activité professionnelle, mais aussi les jeunes – diplômés ou non – en insertion dans la vie active, et également les étudiants travailleurs », défendent les auteurs de l’amendement.

Une réponse au manque de logements

Tout en apportant une solution partielle au manque de logements pour les jeunes, les résidences doivent favoriser le développement de « leurs réseaux professionnels » de « la formation » et du « travail à distance ».

Des promoteurs immobiliers se lancent déjà sur ce créneau. Pour les auteurs, des règles clarifieront « l’état du droit sur la notion […] car la réalisation de telles résidences donne lieu à ce jour à des projets très divers et parfois très éloignés des qualités attendues ».