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Je transpire trop, que faire ?
- Publié le mardi 9 juin 2009
Durant les grandes chaleurs ou après un exercice physique, on se retrouve "en eau". Des solutions existent pour en limiter les inconvénients.
Sommaire de l'article : page 1 / 6
Quand l’hypothalamus, une glande située dans le cerveau, reçoit un message de surchauffe, il ordonne aux millions de glandes sudoripares de sécréter de la sueur. Les zones les plus actives - mains, aisselles - sont celles qui abritent le plus grand nombre de glandes.
Des facteurs qui stimulent la transpiration
Outre de fortes chaleurs et l’effort physique, une fièvre, l’obésité ou l’ingestion de certains aliments (café, thé, chocolat, épices) peuvent aussi stimuler les glandes sudoripares. Parmi les autres facteurs, on retrouve "les émotions fortes (anxiété, peur…) ou des dérèglements hormonaux liés à une hyperthyroïdie, à la ménopause ou à certains cancers", explique le Dr Benoît Prieur, médecin esthétique et président du conseil scientifique de l'association France Hyperhydrose.
Quand l’hypothalamus, une glande située dans le cerveau, reçoit un message de surchauffe, il ordonne aux millions de glandes sudoripares de sécréter de la sueur. Les zones les plus actives - mains, aisselles - sont celles qui abritent le plus grand nombre de glandes.
Des facteurs qui stimulent la transpiration
Outre de fortes chaleurs et l’effort physique, une fièvre, l’obésité ou l’ingestion de certains aliments (café, thé, chocolat, épices) peuvent aussi stimuler les glandes sudoripares. Parmi les autres facteurs, on retrouve "les émotions fortes (anxiété, peur…) ou des dérèglements hormonaux liés à une hyperthyroïdie, à la ménopause ou à certains cancers", explique le Dr Benoît Prieur, médecin esthétique et président du conseil scientifique de l'association France Hyperhydrose.
Limiter les odeurs fortes
La sueur induit-elle toujours des odeurs très fortes ? Pas forcément, la transpiration des mains est en général inodore. Les responsables des mauvaises odeurs sont les bactéries et les levures qui se développent dans les endroits chauds et humides et se nourrissent de la sueur.
Pour limiter ces désagréments, il faut prendre fréquemment des douches, et changer son linge de corps.
S'hydrater régulièrement
Inutile de se priver de boire de l’eau en espérant réduire sa transpiration. Le corps a besoin d’être hydraté régulièrement.
En revanche, quelques règles d’hygiène de vie contribuent à nous faire moins souffrir des conséquences de la transpiration : porter des vêtements amples en coton ou en soie qui laissent la peau respirer, et utiliser un déodorant riche en sels d’aluminium - en aucun cas toxiques - pour limiter la sécrétion de la sueur.
Ceux qui transpirent des aisselles peuvent les épiler. Les poils retiennent en effet l'humidité et favorisent la macération, source de mauvaises odeurs. Enfin, ceux qui transpirent des pieds doivent privilégier les chaussettes en fibres naturelles et des chaussures "intérieur cuir", découvertes dès que le temps le permet.
Faire face à l'hypersudation
Pourquoi certains transpirent-ils plus que d’autres ? C’est une question de sensibilité. Il existe même une maladie appelée hyperhydrose, caractérisée par une hypersudation permanente qui touche surtout les mains, les aisselles ou les pieds, voire l’ensemble du corps.
"Rien à voir avec les mains moites, c’est un réel handicap. D’origine familiale dans 20 % des cas, l’hyperhydrose apparaît dans l’enfance ou l’adolescence", explique le Dr Dominique Gossot, chirurgien thoracique.
Céline, 34 ans, a ainsi "depuis toujours les mains dégoulinantes, comme si je venais de les passer sous le robinet".
Se tourner vers des spécialistes
Ceux qui transpirent abondamment peuvent consulter leur médecin, qui les orientera, au besoin, vers un dermatologue ou un endocrinologue. Différentes solutions peuvent être mises en place, à commencer par un traitement à base de chlorure d'aluminium, à appliquer sur les zones qui transpirent beaucoup. Il donne de bons résultats, mais il présente l’inconvénient d’irriter la peau.
Pour ceux qui souffrent de transpiration excessive des aisselles, l’injection de toxine botulique A permet de bloquer la stimulation des glandes sudoripares pendant quatre à huit mois (traitement à renouveler). Selon le Dr Prieur, cette toxine est "tout à fait irremplaçable dans le traitement de l'hyperhydrose des aisselles".
Quant à la liposuccion et à l’adénolyse laser, qui consistent respectivement à retirer et à griller les glandes sudoripares situées dans les aisselles, elles donnent des résultats variables.
Pour les mains et les pieds, l'ionophorèse est le traitement de choix. On immerge ses mains ou ses pieds dans deux bacs d’eau équipés d’électrodes diffusant un courant galvanique destiné à inactiver les glandes sudoripares. Inconvénient : ce traitement est long, contraignant et quelquefois douloureux.
Se faire opérer, une bonne idée ?
Une intervention chirurgicale, la sympathectomie thoracique endoscopique (STE), peut être réalisée en cas d’hypersudation des mains, résistante à tout traitement. Sous anesthésie générale, par des micro-incisions, le chirurgien sectionne le nerf sympathique ou le comprime par la pose d'un clip, sorte d’agrafe.
"Principal inconvénient : la personne opérée développe une hypersudation compensatrice sur une autre partie du corps dans plus de deux tiers des cas", selon le Dr Gossot, et dans tous les cas selon le Dr Prieur, qui estime que "l’opération devrait être réservée aux cas les plus graves de patients souffrant déjà d’hyperhydrose généralisée".
Le Dr Gossot observe, lui, que "cette hypersudation compensatrice est en général plus modérée que le trouble initial" et que "la SET soulage des patients".