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Ronflements ? Faites-les taire !
- Publié le mardi 1 décembre 2009
Vous ronflez comme un bienheureux ? Votre conjoint transforme vos nuits en enfer ? Avant de migrer vers le canapé du salon ou de demander le divorce, il existe d’autres solutions.
Sommaire de l'article : page 1 / 6
Ronflement : pourquoi tant de bruit ?
La vibration sonore produite lors de l’inspiration provient en effet, huit fois sur dix, d’un voile du palais relâché parce qu’il a perdu de son élasticité. C’est la raison pour laquelle la "musique" se déchaîne généralement au bout d’une demi-heure, quand le dormeur entre en phase de sommeil profond : ses muscles sont alors tout à fait détendus et le voile du palais, n’étant plus assez soutenu, vibre sous l’effet de l’air. Sifflements ou coups de coude font parfois cesser la nuisance, en rendant à nouveau le sommeil du dormeur plus superficiel… pour quelques minutes.
Le vacarme peut aussi provenir d’une circulation de l’air entravée, au niveau du nez - bouché par un rhume, des polypes ou une cloison nasale déviée - ou plus bas, à cause d’amygdales trop volumineuses ou d’une surcharge pondérale, qui rétrécit l’espace libre du pharynx. Le tabac et l’alcool favorisent aussi le ronflement, car ils congestionnent toutes les muqueuses aéro-digestives supérieures. De même que certains médicaments (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs) ou les dîners trop copieux qui accentuent le relâchement.
Ronflement : pourquoi tant de bruit ?
La vibration sonore produite lors de l’inspiration provient en effet, huit fois sur dix, d’un voile du palais relâché parce qu’il a perdu de son élasticité. C’est la raison pour laquelle la "musique" se déchaîne généralement au bout d’une demi-heure, quand le dormeur entre en phase de sommeil profond : ses muscles sont alors tout à fait détendus et le voile du palais, n’étant plus assez soutenu, vibre sous l’effet de l’air. Sifflements ou coups de coude font parfois cesser la nuisance, en rendant à nouveau le sommeil du dormeur plus superficiel… pour quelques minutes.
Le vacarme peut aussi provenir d’une circulation de l’air entravée, au niveau du nez - bouché par un rhume, des polypes ou une cloison nasale déviée - ou plus bas, à cause d’amygdales trop volumineuses ou d’une surcharge pondérale, qui rétrécit l’espace libre du pharynx. Le tabac et l’alcool favorisent aussi le ronflement, car ils congestionnent toutes les muqueuses aéro-digestives supérieures. De même que certains médicaments (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs) ou les dîners trop copieux qui accentuent le relâchement.
Prévenir les ronflements
Lorsqu’on est enrhumé, on peut tenter de protéger son conjoint, en effectuant des lavages de nez au sérum physiologique ou en se faisant prescrire des gouttes décongestionnantes.
"On peut aussi apprendre à dormir 'en chien de fusil', car lorsqu’on est allongé sur le dos, le voile repose sur la paroi postérieure du pharynx et se soulève plus facilement au passage de l’air", précise le Pr Joël Paquereau, chef du service de neurophysiologie clinique au CHU de Poitiers et président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance. On n’oubliera pas non plus de placer un humidificateur dans la chambre à coucher pour éviter une sécheresse excessive des voies respiratoires.
Atténuer le niveau sonore des ronflements
Si ces mesures ne suffisent pas, les pharmacies commercialisent de nombreux produits qui promettent de "mettre de l’huile dans les rouages", en lubrifiant les muqueuses de l’oropharynx (par exemple, l’aérosol Silence ® des laboratoires Persee Médica, 15 € environ pour un mois). "Leur efficacité et leur innocuité n’ont pas été scientifiquement validées, souligne le Pr Paquereau, mais si des clients en rachètent, c’est sans doute qu’ils atténuent le niveau sonore chez certains ronfleurs."
Lorsque le problème provient du nez, les bandelettes nasales (Breathe Right Nasal Strips ®, Respir’activ ®) améliorent aussi la situation en ouvrant les narines. Certes peu esthétiques, elles sont recommandées par les autorités sanitaires américaines !
Si ces essais demeurent infructueux, le médecin prescrira une "orthèse d’avancée mandibulaire", un appareil moulé sur mesure que le ronfleur place chaque soir sur ses dents et qui avance la mâchoire du bas. "Il est surtout utilisé pour diminuer les apnées du sommeil peu sévères, qu’il réduit de moitié", explique le Pr Paquereau. Plusieurs études ont montré que le port de ces "gouttières" atténue aussi nombre de ronflements.
Une intervention plus radicale contre les ronflements
À ceux qui préfèrent être définitivement débarrassés du problème, le médecin pourra proposer une intervention par radiofréquence, sous anesthésie locale : on chauffe le voile du palais de façon à provoquer une cicatrisation qui le rigidifie, en une ou deux séances. Neuf fois sur dix, le ronflement disparaît. Cependant une récidive est possible, et l’intervention (de 300 à 400 €) n’est pas prise en charge par l’assurance-maladie. Dernière solution : offrir des bouchons d’oreilles à votre partenaire !
Gare à l’apnée du sommeil !
Le ronflement est presque toujours bénin. Mais si le ronfleur se sent très fatigué dans la journée, il doit en parler à son généraliste, qui l’orientera éventuellement vers un ORL ou un pneumologue. Les ronflements peuvent en effet se compliquer d’apnées du sommeil : des arrêts respiratoires d’une dizaine de secondes, se reproduisant plusieurs fois par heure, qui entraînent une mauvaise récupération et augmentent les risques cardio-vasculaires.
Après confirmation par un enregistrement respiratoire au cours du sommeil (à la maison), le médecin propose généralement l’utilisation nocturne d’un appareil à pression positive, relié à un masque nasal. Un appareillage empêchant de dormir sur le dos, l’Oa2d ®, est également efficace quand les apnées surviennent uniquement dans cette position (sur prescription médicale ; voir www.anapnae.com). Il remplace la méthode ancestrale un peu barbare qui consistait à coudre des balles de tennis au dos du pyjama… Dans quelques cas, enfin, une intervention chirurgicale destinée à avancer les mâchoires peut être envisagée.
Votre enfant ronfle très souvent ? Ce n’est pas normal !
Près de 10 % des jeunes enfants ronflent régulièrement, ce qui perturbe leur sommeil et les rend plus susceptibles de souffrir de problèmes respiratoires. La plupart d’entre eux sont victimes du tabagisme passif. Tout parent responsable devrait s’abstenir de fumer dans leur environnement. L’obstruction chronique des voies respiratoires peut aussi être liée à des amygdales ou des végétations trop volumineuses, c’est pourquoi il faut en parler au médecin qui réalisera un bilan.