Radon : le propriétaire doit informer l’acquéreur ou le locataire en cas de risque d’exposition

Radon : le propriétaire doit informer l’acquéreur ou le locataire en cas de risque d’exposition
Le propriétaire doit informer l’acquéreur ou le locataire en cas de risque d’exposition. - © Francesco Scatena

Gaz inodore et incolore, le radon est classé cancérogène certain par l’Organisation mondiale de la santé. Depuis le 1er juillet, les propriétaires ont l’obligation d’informer leurs locataires et futurs acheteurs du risque d’exposition au radon si le logement est situé en zone à potentiel significatif.

Deuxième cause du cancer du poumon après le tabac, le radon est responsable chaque année en France de la mort de 1 200 à 2 900 personnes. Inodore, incolore et inerte, ce gaz radioactif naturel est « produit par la désintégration de l’uranium et du radium présents dans la croûte terrestre », indique l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire). Peu dangereux lorsqu’il circule à l’air libre, il le devient quand il s’accumule dans les espaces confinés comme les grottes, les caves ou les habitations.

C’est pourquoi la législation vient d’évoluer afin de mieux protéger les particuliers. Depuis le 1er juillet, les locataires et futurs propriétaires doivent être informés du risque d’exposition au radon si le logement est situé en zone à potentiel radon significatif (zone de niveau 3).

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7 033 communes classées en zones 3

En France, le radon est principalement présent dans les régions où se trouvent des roches granitiques ou volcaniques : le Massif central, la Bretagne, les Vosges, les Pyrénées, les Alpes et la Corse.

Un arrêté publié le 30 juin au Journal officiel classe plus de 7 000 communes en trois catégories : zone à potentiel radon faible (zone 1), à potentiel faible (zone 2 mais sur laquelle des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments) et à potentiel significatif (zone 3). Pour connaître le risque existant dans votre commune, vous pouvez consultez la carte interactive de l’IRSN.

Des mesures de précaution

Rassurez-vous, habiter dans une commune classée en zone 3 ne signifie pas que l’habitation est touchée par le radon. Pour éviter tout risque de contamination, il faut aérer régulièrement. Il est également possible de mesurer la concentration de radon chez soi avec un dosimètre. L’IRSN conseille d’installer cet appareil dans une ou plusieurs pièces de vie, pendant au moins deux mois et durant la période de chauffage.

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